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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 09:06

Lors du dernier conseil municipal du jeudi 21 Septembre 2006 nous avons assisté à un véritable tour de prestidigitateurs de la part des membres influents de l’équipe de Mme Poussineau.

En effet, à l’ordre du jour il y avait le vote sur le choix d’une intercommunalité pour Saint-Arnoult.

Le choix portait sur 3 possibilités, à savoir un rapprochement soit avec la CAPY (Contrée d’Ablis – Porte d’Yvelines), soit avec CCPFY (Communauté de communes de Plaines et Forêts d’Yvelines) ou encore la communauté de communes « le Dourdannais en Hurepoix ».

Mais les dés étaient pipés puisque la décision avait déjà été prise.

D’emblée Mme Poussineau a repris l’historique des actions menées depuis 2003 pour l’établissement de l’intercommunalité de Saint-Arnoult par la création du SICSA (Syndicat d’intercommunalité de Saint-Arnoult) qui était dédié à l’établissement d’un schéma intercommunal basé sur les communes du canton de Saint-Arnoult.

Mais à partir de 2004, nous ne saurons pas comment il se fait que ce projet a capoté car la question posée en conseil n’a pas reçu le moindre soupçon de réponse claire.

De même qu’à partir de ce moment Mme le maire nous apprend que les dossiers sont restés en sommeil jusque l’année suivante (alors qu’aujourd’hui il faut se presser, bel exemple d’incohérence) où des contacts ont été repris avec toutes les entités possibles.

Elle ne fera d’ailleurs pas fait mention au fait que toutes ces tractations ont été menées par Mme Poussineau et elle seule, nous démontrant au passage son sens inégalé de la démocratie. Elle n’abordera pas non plus la lecture de la lettre qu’elle avait reçue de Mr le Préfet qui enjoignait Saint-Arnoult d’adhérer à CCPFY.

Ensuite elle rappelle qu’à partir des dernières élections municipales, les réunions se sont accélérées entre Saint-arnoult et les 3 communautés possibles, plusieurs réunions depuis juin, mais refuse de reconnaître que ces réunions étaient toutes dédiées à une prise d’information sans obligation de décisions et que ce processus méritait après analyse, débats, discussions, des réunions d’explication et de synthèse avec celles-ci, jusqu’au choix final.

Nous UPSA avons réclamé alors un sursis de 3 mois nécessaire pour peser le pour et le contre en toute sérénité, mais las il n’en a rien été.

La décision étant déjà prise, il n’a plus été qu’une simple formalité que la chambre d’enregistrement qu’est la salle du conseil municipal ne vote par 22 voix contre 7 l’adhésion à CCPFY. (Rambouillet).

Les choix de l’équipe de Mme le maire qui ont prévalu pour cette décision sont les suivants (ce qui a été énoncé en conseil municipal):

  • Non pour la CAPY car nous n’avons que peu de centres d’intérêts en commun. Mme le maire rappelle que les Arnolphiens ne vont pas faire leurs courses à Ablis, si cela était le seul argument alors il y aurait de quoi se poser des questions. Le deuxième argument contre est la taxe additionnelle que la CAPY envisage de faire supporter à la communauté pour son fonctionnement. Et puis c’est tout. Ou peut-être aussi que cette entité ne représente que 7000 personnes et que Saint-Arnoult deviendrait le principal fournisseur de la taxe.

  • Non pour le Dourdannais en Hurepoix car cette communauté est naissante et qu’elle a un gros investissement de 6 millions d’Euros pour la construction d’une piscine. Cet argument s’est effondré quand il nous a été dit après coup que ce projet était financé à 80% ce qui ramène de facto la dépense à 1.2millions d’E. On n’en est pas à une contrevérité près quand on fait partie de l’équipe municipale en place voir plus du moment que c’est pour la bonne cause, n’est-il pas ?.Mais par contre il y aurait autant d’Arnolphiens faisant leur marché à Dourdan que de personnes allant à Rambouillet au supermarché. Cette communauté aurait pu être celle que nous aurions pu intégrer car elle offrait de nombreux avantages dixit Mme le maire la main sur le cœur.

  • OUI pour Rambouillet on t’aime, parce que là tout concorde, que cette adhésion ne coûtera rien à l’Arnolphien si ce n’est les avantages de bénéficier des outils déjà en place à Rambouillet, des retombées de la création de la zone industrielle Cosmétic valley (80 hectares à Gazeran), de l’aménagement d’une aire des gens du voyage, de la création d’une ville nouvelle à Sonchamp. Une situation que nous appellerions idyllique et que Mme le maire et ses colistiers agissants implorent en mettant en lumière la création de richesses, maître mot qui ne sera que la source de la dégradation de nos joyaux environnementaux. Ce qui est d’autre part sous-jacent et non avouable encore aujourd’hui, c’est probablement l’intégration de la CAPY dans CCPFY car adhérente déjà au SCOT sud Yvelines, ce qui porterait alors la population de CCPFY à 50 000 habitants soit le seuil requis pour passer en communauté d’agglomérations et là les choses changent….

Mais alors diriez-vous tout ce battage, ce foin, pour rien puisque la meilleure solution a été choisie et qu’elle ne coûtera rien aux Arnolphiens et même d’ailleurs qu’ils en tireront tous les avantages.

Nous ne pourrions qu’adhérer à cette décision si elle était le fruit d’une mûre réflexion et la conclusion de débats constructifs sur le devenir de Saint-Arnoult dans l’adhésion à une intercommunalité.

Mais d’abord les équipes municipales qui se sont succédées à la mairie ont fait la preuve de leur incapacité à mener à bien des projets de cette importance car de ville dirigeante nous voilà passé sous les fourches caudines de Rambouillet.

Comment ont-elles pu passé au travers de cette chance historique que nous avions en tant que Chef lieu de Canton pour créer une intercommunalité ?

Comment admettre alors que certaines communautés soient constituées depuis 2001 et que pour Saint-Arnoult les dossiers sont restés en souffrance plusieurs mois sans que rien ne bouge.

Est-il admissible que dans notre société il se trouve encore des maires pour négocier seul sans en référer à quiconque des affaires de cette importance?

On croit rêver quand il nous est asséné que notre adhésion à CCPFY rapportera plus que cela ne coûte, alors nous voudrions simplement ouvrir les yeux aux Arnolphiens en leur rappelant les affres du SICTOM et les augmentations vertigineuses de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Qui considère t-on comme imbécile quand il est dit en conseil que cette adhésion s’inscrit dans un développement du tourisme vert alors que l’on ne nous parle que de projets urbains.

Nous sommes plutôt enclins à penser que cette décision est le retour de bonne manière, un remerciement à Mr Larcher pour avoir soutenu la liste J’♥ Saint-Arnoult au deuxième tour des élections municipales après avoir lâché la liste de Mr Bonal soutenue par l’UMP. Bel exemple d’apolitisme.

En conclusion, et vous Arnolphiens vous vous ferez votre propre idée de ce qu’il faut faire aux prochaines élections, nous aimerions rappeler ce qu’on pouvait lire dans la magnifique brochure couleur de campagne électorale de la liste J’♥ Saint-Arnoult à propos de l’intercommunalité :

« Quelle est votre position quant à l’intercommunalité ?

: Saint-Arnoult est une ville- centre et par tradition a toujours rayonnée sur les villes avoisinantes. Nous avons de longue date développé des structures intercommunales. L’intérêt financier de subventions n’a pas présidé dans notre réflexion, car il est impératif de trouver un bassin de vie cohérent avec des projets et des préoccupations et commun. Nous nous emploierons sans précipitation à bâtir ce grand projet en préservant les intérêts des Arnolphiens. »

Nous voilà très loin des belles promesses à usage exclusif des électeurs.




Par upsa78730 - Publié dans : Nos analyses
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /Oct /2006 18:41

St Arnoult devait appartenir à une communauté de communes. La ville pouvait choisir entre trois possibilités. Trois organisations qui présentaient chacune des caractéristiques différentes que l’on aurait pu comparer. Certes, grâce à son habituelle stratégie d’évitement des débats, et à une habile polémique inutilement fondée sur des inepties, Madame le Maire reproche à notre groupe de ne pas avoir participé à la réunion de mardi 19 septembre conduisant au choix définitif. Mais pourquoi ne reconnaît-elle pas qu’elle avait largement anticipé les conclusions de cette réunion en annonçant trois jours avant que l’avenir de notre commune s’inscrivait uniquement dans la Communauté des Communes des Plaines et Forêts d’Yvelines (CCPFY) ?

Au demeurant, la réponse à cette question n’a que peu d’importance. Ce qui importe, ce sont les conséquences du choix qui a été fait, surtout des répercussions que tout cela va avoir sur chacun des arnolphiennes et des arnolphiens. Comme les prochaines élections municipales sont dans peu de temps, nous ne subirons pas trop les conséquences de notre entrée dans la CCPFY avant l’entame de la prochaine campagne électorale. Mais dès celle-ci passée, alors, nous verrons arriver les premiers effets, leurs conséquences financières sur le budget de la commune…et le chiffre sur notre avis d’imposition !

Madame le Maire n’a accordé aucun temps de réflexion pour évaluer les tenants et les aboutissants du choix qui s’offrait à la commune, et qu’elle ne fasse croire à personne qu’une réunion de deux heures aurait suffi à fixer la décision. Des pans entiers des conséquences de l’intercommunalité ont été négligés, soit par incompétence soit par ignorance, soit dans un but inavouable.

Nous pensons à l’UPSA qu’en particulier dans le domaine social les choses vont se compliquer, et qu’un travail approfondi aurait du être effectué.

La CCPFY est composée principalement de communes rurales, résidentielles, et de la ville de Rambouillet ; maintenant aussi de St Arnoult. Depuis longtemps, Rambouillet veut alléger la charge budgétaire de son action sociale dans tous les volets qui la composent. Ce ne sont pas les petites communes qui absorberont les divers besoins de Rambouillet dans ces domaines. Et comme St Arnoult dispose de quelques équipements, c’est vers notre ville que les populations les plus défavorisées de la communauté de communes vont se tourner ou être aiguillées.

Il n’est pas de notre propos de diaboliser un type de population par rapport à un autre. Toutefois, tous les indicateurs sociaux démontrent que l’arrivée de St Arnoult dans la CCPFY apportera des solutions aux communes qui sont tentées de traiter les difficultés sociales de certains de leurs ressortissants par leur exclusion.

La démarche d’adhésion de St Arnoult à une communauté de communes a concentré ses questions et ses discussions sur les seuls aspects économiques, les intérêts industriels, l’environnement et la fiscalité dans ce qu’elle est actuellement. Les volets sociaux ont été survolés ou écartés des débats. Comme s’il ne fallait pas dire que rassembler différentes communes, c’est aussi rassembler différentes populations et multiplier les problèmes de leur gestion…comme si aussi il ne fallait surtout pas aborder ce délicat problème.

D’ici la fin de l’année, des textes importants vont être votés dans le domaine social. Ils sont initiés par les organisations politiques qui soutiennent la municipalité de St Arnoult. Tous renforcent les pouvoirs du maire et en font le coordonnateur des services intervenant sur le territoire de leur commune ; ils le mettent en première ligne de l’action sociale à développer localement afin de répondre au mieux aux besoins des usagers. Mais ce que ces textes précisent aussi, c’est que dès lors que la commune est rattachée à une communauté de communes rassemblant au moins 10000 habitants, c’est au président de la communauté de communes que revient le pouvoir de diriger et de contrôler l’action sociale conduite sur toute l’étendue de la communauté de communes…L’UPSA aurait souhaité que dans la démarche d’adhésion à une intercommunalité, cette future compétence soit abordée, étudiée et encadrée par des protocoles d’accord et de travail garantissant à St Arnoult la tranquillité qu’on nous rappelle sans arrêt.

L’équipe municipale actuellement majoritaire à St Arnoult n’ignore pas ces éléments. Mais elle refuse de les aborder dans un débat qui la conduirait à dévoiler son incompétence et son absence de réflexion dans l’analyse et le traitement des situations sociales difficiles auxquelles nous allons collectivement être confrontés dans un avenir proche. Elle a préféré les étouffer sous des matelas de camouflets stériles et faire passer, en force, un choix insuffisamment étudié, certainement imposé dans le cadre d’une stratégie obscure assise sur les intérêts de quelques uns .

Le social est un des aspects de l’intercommunalité. Il a été survolé négligemment, comme d’autres sujets sur lesquels il aurait fallu dialoguer avec les partenaires potentiels, connaître comparer et ajuster nos projets avec les leurs. Cela n’a pas été fait. On en mesurera les conséquences ultérieurement à nos dépens.

Appartenir à une communauté de communes est une évolution nécessaire pour St Arnoult. Personne dans la commune ne s’opposait à ce projet. Mais y avait-il si grande nécessité à précipiter les choses à ce point ? Aucun registre de cette démarche n’a été objectivement étudié (quelle que soit l’intercommunalité possible). Aucun chiffre, aucun élément tangible n’a servi de support à la réflexion. Et les seuls dossiers qui furent communiqués ne provenaient que des publications en circulation sur Internet. Cette décision qui engage St Arnoult pour longtemps a été prise avec légèreté et à la va-vite !


Par upsa78730 - Publié dans : Nos analyses
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